Quelque part et nulle-part, et sans âge,
Dans une formidable solitude sans mesure, un passage.
Sentir l'immense rejoindre l'immense.
S'embrassant, mais ne se confondant pas.

Tout ce qui m'était si froid, si étranger, si divisé et si gris me revient.

Sous les monstres terrassés, les peurs démasquées,
Sans bruit, s'envolent.
Flanquées d'ailes blanches, dans la lumière.
Tout est lumière, au cœur.

Et mon cœur se souvient. Il se souvient de tout.
Et mon corps frémit. Sans rempart.

Se protéger pour vivre, mais sans vivre.
Je pensais mourir, en m'approchant.
Je pensais disparaître et, longtemps, j'ai hésité, à passer.

Tout ce qui m'était si froid, si étranger, si divisé et si gris me revient.
Et mon cœur se souvient. Il se souvient de tout.
Et mon corps frémit.

Dans l'abandon, la force m'éveille.
Le discernement m'incline.
L'attachement m'approfondit.